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Être heureux pour bien apprendre

Être heureux pour bien apprendre Petit, mon fils Nicolas n’arrivait pas à se concentrer sur plus d’une syllabe dans un mot. Sa motricité fine était en-dessous de la normale. Les médecins disaient qu’il n’apprendrait jamais rien. Récemment, en voyant une vidéo de lui à son club de marqueterie, j’ai eu les larmes aux yeux en voyant les progrès qu’il a fait. Aujourd’hui, il arrive à se concentrer pour faire de la marqueterie, un art qui demande de savoir travailler le bois avec une scie extrêmement fine et précise. https://www.upbraining.net/wp-content/uploads/2026/03/WhatsApp-Video-2026-03-04-at-16.41.33.mp4 Voir ses enfants qui progressent donne un bonheur immense. Et inversement… Le bonheur aide aussi à progresser, à apprendre ! Le bonheur, priorité de l’éducation d’aujourd’hui Favoriser le bonheur à l’école pour un apprentissage plus efficace, voici l’une des grandes priorités de l’UNESCO selon son dernier rapport « Pourquoi le monde a besoin d’écoles heureuses » de 2024. « Nos systèmes éducatifs ne peuvent plus se permettre de considérer l’apprentissage comme un compromis avec le bonheur. » Or, nous sommes en 2026 : ce rapport a seulement 2 ans, alors que le manque de considération du bien-être à l’école date d’il y a bien plus longtemps, bien même avant la pandémie de Covid-19. Même si depuis les années 1960, l’enfant a gagné en statut face à l’enseignant autrefois tout-puissant, un autre rapport du CNESCO (Conseil d’Evaluation Nationale du Système Scolaire) indique que ce n’est que depuis 2012 que les textes officiels de l’éducation en France considèrent la notion de bien-être à l’école dans son ensemble. C’est-à-dire pas seulement pour la santé physique, mais aussi pour la santé mentale. La plupart d’entre vous qui lirez cet article n’ont donc pas grandi dans une école où le bonheur avait officiellement une place dans l’apprentissage. Historiquement, c’est dans les « pédagogies alternatives » à l’enseignement traditionnel, comme celle pionnière de Maria Montessori en 1907, que les émotions ont commencé à trouver une place plus importante dans l’apprentissage. Dans ces pédagogies alternatives, on trouve aussi la métapédagogie. Quel rôle y joue le bonheur ? Le rôle du bonheur en métapédagogie En métapédagogie, depuis 2008 (bien avant tous ces rapports de l’UNESCO !), on considère que l’intelligence cognitive est aussi importante à développer que l’intelligence émotionnelle. Les émotions sont extrêmement importantes dans l’apprentissage, et ce sur divers aspects. Ce n’est pas juste une question philosophique : c’est prouvé par la science que l’on apprend mieux lorsque nous nous sentons bien. La notion de bonheur est considérée non pas comme accessoire, mais bien cruciale dans l’apprentissage : on n’apprend bien que si on est heureux. En fait la métapédagogie est tournée vers le bonheur de quatre personnes clés (voire plus) : l’apprenant, le métapédagogue, et les parents. 1. Le bonheur de l’apprenant L’apprenant obtient du bonheur de différentes façons : lorsqu’il découvre de nouvelles choses, il gagne en autonomie et cela lui donne le bonheur d’apprendre ; lorsqu’il augmente son sentiment de compétence, cela lui donne de la fierté, qui fait partie du bonheur ; lorsqu’il apprend comment il fonctionne, il est moins frustré, et donc il a plus de bonheur ; lorsqu’il apprend à gérer ses émotions, surtout les désagréables, il les remplace ou donne plus de place à celles qui sont agréables, donc augmente son bonheur ; lorsqu’il apprend l’empathie, il apprend à avoir du bonheur avec les autres, et aussi à leur donner du bonheur ; lorsqu’il apprend la communication, il apprend à avoir du bonheur dans sa relation avec les autres. C’est un cercle vertueux : en étant plus heureux, on apprend mieux ; et en apprenant mieux… on devient plus heureux ! Si c’est la première fois que vous découvrez Amygdale et Hippocampe, pensez à consulter cet article qui explique leur rôle crucial dans notre cerveau pour la mémoire. 2. Le bonheur de l’enseignant métapédagogue L’enseignant qui enseigne avec la métapédagogie, ou le métapédagogue, gagne aussi en bonheur avec cette méthode : lorsqu’il choisit un support de cours qui lui plaît et qui plaît à l’apprenant, il a plus de plaisir à enseigner ; lorsqu’il voit que son apprenant progresse, il est fier de lui/elle… mais aussi de soi, ce qui contribue au bonheur ! De plus, s’il fait partie de la communauté des métapédagogues Upbraining, il bénéficie en plus d’un groupe de soutien qui l’aide à trouver du bonheur de la façon suivante : lorsqu’on partage ses réussites dans nos classes virtuelles du mercredi soir, on se donne mutuellement du bonheur ;lorsqu’on est en confiance pour partager ses difficultés, on trouve des solutions ensemble, on est rassuré, et donc plus heureux ! Tout cela permet d’être heureux à l’intérieur de soi, mais aussi avec les autres. J’aime beaucoup le témoignage de Clotilde ci-dessous, où on sent son enthousiasme pour l’enseignement sous une pratique métapédagogique, et le bonheur qu’elle en retire. https://www.youtube.com/embed/0JWBR2Jd0CY 3. Le bonheur des parents Lorsque les parents voient leur enfant être heureux de progresser et d’avancer, leur cœur s’emplit d’une belle fierté et d’espoir pour l’avenir. Voir son enfant dépasser ses difficultés, découvrir ses capacités et prendre confiance en lui est une source de joie immense. Lorsqu’on voit apparaître des possibilités qu’on croyait fermées… c’est un bonheur indescriptible. Moi aussi, je ressens de la joie quand je vois mes enfants et mes petits-enfants heureux d’apprendre et de dépasser leurs difficultés… tout comme j’en ai eu en voyant mon fils Nicolas progresser dans son club de marqueterie, malgré tous les pronostics négatifs des « spécialistes ». Sur la vidéo, on voit bien Nicolas qui est calme, concentré. Personne ne lui dit « Tu es lent », ou « Tu es nul ». Au contraire, je sais que ses camarades au club l’encouragent toujours, et cela me réchauffe le cœur. L’ambiance à l’école devrait être pareille à ce club. Conclusion Lorsque les conditions émotionnelles sont justes, l’apprentissage peut dépasser bien des pronostics. Peut-être que l’éducation de demain ne consistera pas seulement à transmettre des connaissances, mais à créer les conditions intérieures qui donnent envie d’apprendre. Lorsqu’un enfant se sent en sécurité, reconnu et encouragé, son intelligence peut réellement se développer. La mémoire